Même si elle est subie par des partenaires de toutes les identités de genres, la violence conjugale touche majoritairement les femmes, peu importe leur culture, leur statut social ou leur revenu. On peut affirmer que la violence conjugale est largement issue de rapports historiquement inégaux entre les femmes et les hommes, et où les femmes sont défavorisées

Contrairement à ce que plusieurs pensent, il peut y avoir de la violence conjugale sans coups ni blessures physiques. Elle couvre un large éventail de comportements et peut se manifester sous différentes formes :
Définition : la violence entre partenaires intimes s'exerce dans le cadre d'une relation intime, qu'elle soit actuelle ou passée. Elle peut survenir dans tout type de relation intime, peu importe sa durée, et peu importe l'identité de genre des partenaires : personnes mariées ou unies civilement, conjoints de fait, partenaire polyamoureux-se, ami(e)s avec bénéfices, fréquentation, etc.
Ce type de violence peut se manifester à n'importe quel âge. La violence entre partenaires intimes se différencie principalement des « chicanes de couple » par le fait qu'il y a un déséquilibre dans la répartition du pouvoir entre les partenaires.
Pour contrôler la victime, la personne violente utilise de multiples stratégies, comme les insultes, les menaces ou encore l'intimidation. La violence peut persister même lorsque les partenaires se séparent; il s'agit de la violence post-séparation.
La violence entre partenaires intimes comprend également les actes violents commis envers les proches, les biens ou même les animaux de compagnie de la victime (contrôle cercitif). Elle peut aussi viser le nouveau ou la nouvelle partenaire de cette dernière.
On parle ici de cycle de la violence parce que l'agresseur et la victime entrent dans une boucle infinie qui se découpe en 4 phases :
L'agresseur a des épisodes de colère, menace l'autre personne du regard et/ou fait peser de lourds silences. La victime se sent inquiète, elle marche sur des oeufs et fait attention à ses faits et geste.
L'agresseur violente l'autre personne sur les plans verbal, psychologique, économique, physique et/ou sexuel. La victime se sent humiliée et triste.
L'agresseur trouve des excuses pour justifier son comportement : fatigue, alcool, stress au travail... La victime doute de ses propres perceptions et se sent responsable de la situation.
Aussi appelé « lune de miel » ; l'agresseur donne des compliments, des cadeaux. Il promet qu'il ne sera plus violent. La victime a l'impression de « retrouver » la personne dont elle est tombée en amour.
Chaque fois que la boucle est bouclée, la violence peut s'intensifier dans la phase de l'agression et les périodes de réconciliation peuvent raccourcir progressivement.
À long terme, le cycle de la violence a un effet dévastateur sur les victimes étant donné qu'il se reproduit continuellement. Chaque fois que le cycle recommence, les victimes perdent un peu plus leurs moyens : elles remettent en question leur propre jugement, doutent de leur perception, perdent leur estime de soi, craignent leur environnement, essaient de prévenir les éclats de colère et vivent dans un constant climat de terreur. Tous ces éléments permettent à l'agresseur de garder le contrôle de sa victime.
Au fur et à mesure que la violence s'enracine dans la relation, les épisodes se rapprochent et les moments de tension et d'agression sont plus intenses.
Dans certains cas, les agressions peuvent même changer : elles pourraient, par exemple, passer de la violence psychologique à la violence verbale ou encore de la violence verbale à la violence économique.
La loi ne prévoit pas spécifiquement de crime de violence conjugale. Toutefois, plusieurs actes commis dans un contexte de violence conjugale peuvent être des crimes. Par exemple :
Même si elle est subie par des partenaires de toutes les identités de genres, la violence conjugale touche majoritairement les femmes, peu importe leur culture, leur statut social ou leur revenu. On peut affirmer que la violence conjugale est largement issue de rapports historiquement inégaux entre les femmes et les hommes, et où les femmes sont défavorisées
Vous vous demandez si vous êtes dans une situation de violence conjugale?
Répondez au questionnaire interactif confidentiel de SOS violence conjugale : https://sosviolenceconjugale.ca/fr/je-m-interroge

Le contrôle coercitif désigne une série de stratégies utilisées par un partenaire ou un ex-partenaire pour isoler, contrôler, terroriser sa victime et la priver de liberté, petit à petit.
C'est une prise de contrôle discrète et progressive de la femme victime par le partenaire, qui n'exerce pas forcément de violence physique.
Le contrôle coercitif n'est pas une nouvelle forme de violence conjugale, c'est plutôt une nouvelle « paire de lunettes » qui permet de regarder la violence sous un autre angle.
Repérer ces stratégies peut être difficile. Le problème, c'est que si l'on passe à côté, on risque de les confondre avec des « chicanes de couple », des problèmes relationnels ou un conflit de séparation.